L’association Aéro Biodiversité a distingué douze aéroports français pour leurs actions en faveur de la biodiversité, à l’occasion de son Assemblée Générale organisée à la Maison de l’Environnement de Paris‑Orly.
Avec un nombre record de plateformes labellisées en 2025, le secteur aérien confirme une dynamique environnementale en nette progression.
Un niveau de labellisation inédit pour l’année 2025
Le label « aérobio », attribué par Aéro Biodiversité, récompense les aéroports engagés dans la préservation des écosystèmes présents sur leurs emprises. En 2025, douze plateformes ont obtenu ou renouvelé leur label, un niveau d’activité jamais atteint depuis la création du dispositif. Cette montée en puissance illustre l’intérêt croissant des gestionnaires aéroportuaires pour la gestion écologique de leurs terrains, souvent riches en habitats naturels.
Les aéroports labellisés sont répartis sur quatre niveaux, reflétant la maturité de leurs actions environnementales.
Label aérobio Niveau 1 : Angers (LFJR), Saint‑Martin (SFG), Toulouse‑Francazal (LFBF), Tours‑Val de Loire (TUF)
Label aérobio Niveau 2 : Cannes‑Mandelieu (CEQ), Paris‑Le Bourget (LBG)
Label aérobio Niveau 3 : Bastia‑Poretta (BIA), Carcassonne‑Sud de France (CCF), Golfe de Saint‑Tropez (LTT), Paris‑Orly (ORY)
Label aérobio Niveau 4 : Ajaccio‑Napoléon‑Bonaparte (AJA), Paris‑Charles‑de‑Gaulle (CDG)
Les niveaux supérieurs distinguent des démarches plus avancées, incluant des suivis naturalistes réguliers, des actions de restauration écologique ou encore des partenariats scientifiques.
Une dynamique nationale portée par l’association Aéro Biodiversité
Créée en 2013, l’association fédère désormais 84 plateformes partenaires en France. Son objectif : accompagner les aéroports dans la gestion durable de leurs espaces naturels, souvent situés dans des zones où la biodiversité est préservée grâce à l’absence d’urbanisation.
L’année 2025 marque un tournant, avec un nombre record de terrains engagés dans la labellisation. Six nouveaux aéroports sont déjà candidats pour 2026, signe d’une mobilisation croissante du secteur. Cette dynamique s’inscrit dans les efforts plus larges de l’aviation française pour réduire son impact environnemental, notamment via des programmes de transition énergétique, de réduction des nuisances et de préservation des milieux naturels.

Petit moineau sur une clôture d’aéroport
Un signal fort pour l’avenir de l’aviation durable
En distinguant ces douze plateformes, Aéro Biodiversité met en lumière un volet souvent méconnu de la transition écologique du transport aérien : la gestion responsable des espaces aéroportuaires. Ces terrains, qui représentent plusieurs milliers d’hectares en France, jouent un rôle clé dans la conservation d’espèces protégées et la préservation de corridors écologiques.
Avec cette nouvelle vague de labellisation, le secteur aérien français confirme que la biodiversité devient un enjeu stratégique au même titre que la décarbonation ou l’innovation technologique.
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Qantas : second A350‑1000ULR du projet Sunrise en assemblage final chez Airbus
visuel : Aéro Biodiversité et P.Clairo sous (CC BY-NC-ND 2.0)
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