Le développement du futur Rafale F5 progresse et Dassault Aviation fixe désormais une fenêtre de mise en service comprise entre 2033 et 2035. Ce calendrier, confirmé par Éric Trappier lors des Rencontres des entrepreneurs de France à Paris, marque une accélération du programme, devenu central pour la France depuis l’arrêt du projet européen SCAF.

Le PDG de Dassault Aviation a rappelé que ce futur standard répond avant tout à une demande nationale. « On travaille aujourd’hui sur ce super Rafale, qu’on appelle le Rafale F5. C’est une demande des armées françaises », a-t-il déclaré. Interrogé sur le calendrier, il a précisé que l’objectif était « d’être au rendez-vous de 2033, 2035 ».

Un programme devenu prioritaire après l’abandon du SCAF

L’échec du Système de combat aérien du futur, officiellement stoppé en juin après plusieurs années de blocages industriels entre Dassault Aviation et Airbus, a replacé le Rafale F5 au cœur de la stratégie française. Le futur standard doit permettre de combler le vide laissé par l’absence d’un programme européen commun et d’assurer la continuité capacitaire de l’Armée de l’air et de l’Espace dans les années 2030.

Dassault revendique sa capacité à développer seul un avion de combat souverain. Éric Trappier a réaffirmé cette position, estimant qu’un regroupement industriel n’est pas nécessaire pour concevoir un appareil de nouvelle génération. « Pourquoi faire un regroupement capitalistique pour faire un avion si on sait déjà faire un avion avec un seul constructeur ? », a-t-il lancé, tout en laissant la porte ouverte à des coopérations ciblées.

Un « super Rafale » pour répondre aux besoins français

Le Rafale F5 est présenté comme une évolution majeure du Rafale actuel. Il doit intégrer des capacités étendues en matière de combat collaboratif, de connectivité, de traitement de données et d’emploi d’effecteurs déportés. Ce futur standard doit également préparer l’intégration de systèmes avancés qui seront au cœur des architectures aériennes de la prochaine décennie.

L’objectif est de disposer d’un appareil capable de répondre aux exigences opérationnelles françaises dans un contexte marqué par la montée des menaces de haute intensité et la nécessité de disposer d’un avion de combat souverain, modernisable et exportable.

Une mise sur le marché envisagée à partir de 2035

Si le Rafale F5 est développé en priorité pour les forces françaises, Dassault Aviation prévoit de le proposer à l’export à partir de 2035. Aucun codéveloppement n’est engagé avec un pays partenaire, mais des coopérations industrielles ou technologiques pourraient être envisagées selon les besoins des clients.

Hellenic Air Force - Rafale

Rafale Hellenic Air Force

Cette stratégie s’inscrit dans la continuité du succès international du Rafale, désormais sélectionné par plusieurs pays européens, asiatiques et du Moyen‑Orient, et dont les standards successifs ont permis de maintenir une dynamique export soutenue.

Un programme structurant pour la prochaine décennie

Avec une entrée en service visée entre 2033 et 2035, le Rafale F5 deviendra l’un des piliers de la posture aérienne française pour les années 2030 et 2040. Il devra accompagner la montée en puissance des capacités de combat collaboratif, tout en assurant la transition vers les futurs systèmes de combat aérien qui émergeront dans la seconde moitié du siècle. 

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Dossier Rafale n°7 : maintenance, MCO et chaîne humaine – le pilier invisible de la performance

visuels : ACTU AERO et Hellenic Air Force

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