La modernisation des moyens de liaison et d’entraînement de l’aéronautique navale franchit une nouvelle étape. Un deuxième Pilatus PC‑24, immatriculé F‑HJAI (HB‑VUC), a rejoint ce matin la base aéronavale de Landivisiau, conformément au calendrier prévu.
L’appareil, destiné à l’escadrille 57S, marque la poursuite du remplacement progressif des Dassault Falcon 10, en service depuis près d’un demi‑siècle.
Le premier PC‑24 avait été livré en mars. Avec cette seconde arrivée, la Marine accélère la transition vers une flotte plus moderne, plus flexible et mieux adaptée aux besoins opérationnels contemporains, notamment en matière de formation et de maintien des compétences IFR.
Un remplaçant moderne pour les Falcon 10 de l’escadrille 57S
Le PC‑24 reprend les missions assurées depuis des décennies par les Falcon 10 : formation au vol aux instruments, maintien des qualifications en vol sans visibilité, liaisons rapides au profit de l’état‑major et transport léger.

Les deux premier PC-24 Pilatus de la Marine avant leur départ de Suisse – archive mars 2026
L’arrivée de ce biréacteur suisse doit permettre d’améliorer la disponibilité des moyens d’entraînement, un enjeu important alors que la Marine prépare la montée en puissance du Rafale Marine F5 et l’arrivée du futur porte‑avions de nouvelle génération (PANG).
L’appareil sera également utilisé pour la formation des pilotes, y compris la formation IFR avancée, grâce à une avionique moderne et à des performances adaptées aux missions de transition et de perfectionnement.

Falcon 10 Marine Nationale – archive ACTU-AERO
Un jet polyvalent pensé pour les environnements exigeants
Surnommé « Super Versatile Jet » par Pilatus, le PC‑24 se distingue par une polyvalence rare dans sa catégorie. Capable d’opérer sur pistes courtes ou sommaires, il peut être mis en œuvre en monopilote, ce qui simplifie les missions de formation et de liaison. Sa vitesse de croisière supérieure à 800 km/h et sa cabine modulable, dotée d’une porte cargo, lui permettent de combiner les performances d’un jet d’affaires avec des capacités proches de celles d’un avion utilitaire.
Cette flexibilité répond aux besoins de l’aéronautique navale, qui doit pouvoir intervenir rapidement sur un large spectre de missions, depuis l’entraînement quotidien jusqu’aux déplacements opérationnels.
Une acquisition sous forme de location, une première pour la Marine
Les trois PC‑24 destinés à la Marine nationale ne sont pas acquis en propriété mais loués via Jet Aviation, qui assurera également leur maintien en condition opérationnelle. Cette formule, déjà utilisée dans d’autres forces européennes, permet de garantir une disponibilité élevée tout en maîtrisant les coûts de possession et de maintenance.
Le troisième et dernier PC‑24 est attendu d’ici 2027, ce qui permettra le retrait progressif des Falcon 10, dont la maintenance devenait de plus en plus complexe en raison de l’âge avancé de la flotte. Cette transition marque une modernisation profonde des capacités de liaison et d’entraînement de l’aéronautique navale.
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visuels : Stephan Widmer et ACTU AERO
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