Après Air France, c’est au tour de la compagnie Aigle Azur. Le bureau SNPL Aigle Azur appelle les pilotes de la compagnie à cesser le travail du jeudi 28 juillet 2016 à 00h01 au jeudi 4 août 2016 à 23h59, heures de Paris et du samedi 27 août 2016 au samedi 3 septembre 2016.

Aigle Azur Airbus A320-214 cn 3289 F-HBIB par Clément Alloing sous (CC BY-NC-ND 2.0) https://www.flickr.com/photos/bycac/12365657763/ https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/

Ce mouvement social pourrait entraîner des perturbations opérationnelles mais la compagnie Aigle Azur assure qu’elle « mettra tout en œuvre pour éviter ces perturbations » et, le cas échéant, en minimiser les conséquences et la gêne occasionnée. La compagnie pourrait ainsi, comme il est désormais d’usage dans l’aérien, faire appel à des compagnies charter pour assurer une partie de ses vols pendant les périodes concernées.

Après avoir essuyer un précédent mouvement social, la direction d’Aigle Azur « rejette toujours » selon le SNPL les demandes des pilotes portant sur le respect de la réglementation en termes d’organisation du travail, de contrat de travail et d’environnement de travail. L’impasse dans laquelle semble se trouver la négociation aboutit pour le bureau SNPL Aigle Azur au dépôt à regret d’un nouveau préavis de grève qui intervient durant une période de forte affluence sur les lignes de la compagnie.

Le bureau SNPL Aigle Azur affirme que la direction d’Aigle Azur « n’a toujours pas compris l’impérieuse nécessité d’ouvrir un dialogue social constructif visant à négocier des conditions de travail compatibles avec un niveau acceptable de fatigue de ses pilotes dans l’exercice de leurs fonctions. » Le syndicat national des pilotes de lignes dénonce une politique de passage en force de la direction plutôt qu’une négociation qui aurait contribué à améliorer rapidement et significativement le climat social dans l’entreprise.

/// Fatigue et pilotage ne font pas bon ménage

La semaine dernière, après avoir subi un retard avant le départ de son appareil du Liban, un pilote d’A321 de la compagnie italienne Alitalia, a exercé son droit de retrait en pleine nuit invoquant une importante fatigue incompatible avec la bonne conduite du vol. Dans le droit aérien international, les pilotes disposent en effet de la possibilité d’exercer un droit de retrait lorsque la sécurité du vol peut être en jeu. Ce genre de fait divers, heureusement assez rare, est peu agréable pour les voyageurs concernés mais contribue à garantir un niveau de sécurité optimal au transport aérien. Comme le dit la célèbre fable de La Fontaine : Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.

AAF /// END

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visuel : Clément Alloing – Tous droits réservés, reproduction interdite

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