La Direction générale de l’armement (DGA) a passé commande d’une nouvelle version du système de drones aériens embarqués pour la Marine (SMDM) auprès d’Airbus Helicopters, via sa filiale Survey Copter.

Cette évolution du drone tactique Aliaca, désormais dotée d’une capacité de décollage et d’atterrissage vertical (VTOL), fera de la Marine française le premier opérateur de cette configuration. Les livraisons débuteront en mai 2026, à l’issue de la campagne de qualification.

Drone tactique modernisé pour les opérations navales

Testé à terre et en mer entre fin 2024 et 2025, l’Aliaca VTOL a été développé en moins d’un an à partir de la version déjà en service dans la Marine nationale. Le mini‑drone conserve sa propulsion à voilure fixe en vol, tout en intégrant quatre hélices dédiées aux phases de décollage et d’atterrissage vertical.

Avec une masse maximale de 25 kg, une envergure de 3,5 m et une autonomie de deux heures, il peut opérer dans un rayon de 50 km. Il embarque une caméra, un capteur électro‑optique/infrarouge gyrostabilisé haute performance et un système AIS capable de détecter des navires à longue distance, renforçant ainsi les capacités de surveillance maritime.

Logistique et mise en œuvre simplifiées

Cette version VTOL du SMDM conserve l’architecture du système existant tout en supprimant les besoins en catapultes ou systèmes de récupération. L’empreinte logistique est réduite, le déploiement plus rapide et les opérateurs conservent la même station sol, déjà éprouvée pour sa simplicité d’utilisation.

Depuis 2022, le SMDM est qualifié par la DGA et utilisé comme « jumelles à distance » de la Marine nationale. Il équipe aujourd’hui les patrouilleurs hauturiers (PHM), les patrouilleurs outre‑mer (POM) et les frégates de surveillance. Depuis 2023, il est également employé depuis les côtes françaises pour des missions de recherche et de sauvetage en Manche.

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Extension des capacités et des missions

La version VTOL permettra d’équiper un plus large éventail de bâtiments de la Marine nationale, avec des missions allant de la surveillance maritime à la lutte contre les activités illicites, en passant par la détection de comportements suspects et les opérations de recherche et sauvetage. À terme, le système pourra aussi être déployé depuis la terre ferme pour renforcer le réseau de surveillance côtière.

La phase de qualification débutera début 2026, avec des essais terrestres et en mer. La version à voilure fixe continuera d’être utilisée sur les navires déjà équipés et restera en service pendant au moins sept ans.

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