Kepplair Evolution franchit un cap déterminant dans le développement de son futur bombardier d’eau multi‑rôle KEPPLAIR 72, avec l’arrivée cet été à Toulouse‑Blagnac de son premier ATR 72 prototype. Cette étape marque le début d’une phase d’essais cruciale, avant une certification visée en 2027.

Un prototype attendu à Toulouse cet été

Le premier ATR 72 d’essais, mis à disposition par ACIA‑Aero Capital, rejoindra Toulouse‑Blagnac dans les prochaines semaines. L’appareil, actuellement en configuration cargo, sera entièrement converti en bombardier d’eau par Aerotec & Concept, spécialiste européen des modifications aéronautiques. Cette arrivée ouvre la voie aux premiers essais de largage, programmés d’ici la fin de l’année.

Un programme soutenu par l’État et la Région Occitanie

Le projet bénéficie du soutien officiel de l’État et de la Région Occitanie dans le cadre de France 2030 et du FEDER. Cette reconnaissance institutionnelle confirme l’intérêt stratégique du KEPPLAIR 72 pour la lutte contre les incendies, dans un contexte où les flottes mondiales vieillissent et où les besoins augmentent sous l’effet du dérèglement climatique.

Un bombardier d’eau multi‑rôle basé sur l’ATR 72

Le KEPPLAIR 72 repose sur la conversion d’un ATR 72, un choix qui permet de réduire les risques industriels et de s’appuyer sur un réseau mondial de maintenance déjà éprouvé. L’appareil offrira une capacité de 7,5 tonnes, ravitaillée au sol, et pourra être configuré pour plusieurs missions :

  • bombardier d’eau dédié,

  • transport cargo,

  • évacuation sanitaire.

Cette polyvalence constitue l’un des arguments majeurs du programme.

Une conversion assurée par un écosystème industriel solide

La transformation de l’appareil sera réalisée par Aerotec & Concept, tandis que le système de largage KEDS — développé avec Trotter Controls et l’IMFT — apportera un avantage technologique déterminant. Kepplair Evolution revendique un savoir‑faire unique dans l’analyse scientifique des performances de largage, un domaine où peu d’acteurs disposent d’une expertise comparable.

Des avantages concurrentiels structurants

Le recours à une plateforme existante permet de réduire significativement les coûts et les délais :

  • mise sur le marché en trois ans, contre huit à dix ans pour un développement complet,

  • coûts d’acquisition réduits jusqu’à 50 %,

  • coûts de maintenance diminués d’environ 30 %,

  • réduction des émissions de CO₂ jusqu’à 40 % grâce à la réutilisation d’avions existants.

Ces éléments positionnent le KEPPLAIR 72 comme une solution compétitive sur un marché mondial en tension.

Une démarche de souveraineté et de réindustrialisation

Le programme mobilise des compétences françaises et européennes, contribuant à maintenir des savoir‑faire industriels stratégiques sur le territoire. Il s’inscrit également dans une logique de souveraineté nationale, alors que la France cherche à renouveler ses capacités aériennes de lutte contre les feux de forêt.

Une certification déjà engagée 

La certification, indispensable à la mise sur le marché, est facilitée par l’utilisation d’une plateforme ATR 72 déjà certifiée. Les démarches sont en cours auprès de l’EASA pour l’obtention du Supplemental Type Certificate (STC), avant une validation par la FAA. L’objectif reste inchangé : une mise sur le marché en 2027.

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/// ATR aux commandes du premier avion régional hybride-électrique d’ici 2030

visuels : Kepplair Evolution

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