Dassault Aviation a officiellement levé le voile sur le Falcon 10X lors d’une présentation spectaculaire organisée dans son nouveau hall de production de Bordeaux‑Mérignac.

Devant plus de 400 invités, l’avionneur français a dévoilé ce qui s’annonce comme son jet d’affaires le plus ambitieux, destiné à redéfinir les standards du segment ultra‑long‑courrier.

Un appareil pensé pour dominer le segment ultra‑long‑courrier

Conçu pour rivaliser directement avec les Bombardier Global 7500 et Gulfstream G700, le Falcon 10X vise clairement le haut du marché. Avec une autonomie annoncée de 7 500 nm (13 890 km), il pourra relier sans escale des paires de villes très longues distances telles que New York – Shanghai, Los Angeles – Sydney, Hong Kong – New York ou Paris – Santiago.


Sa vitesse maximale atteindra Mach 0,925, plaçant l’appareil parmi les jets civils les plus rapides. Initialement prévu pour une entrée en service fin 2025, le programme a été repoussé à 2027, un calendrier désormais aligné sur les défis industriels rencontrés par l’ensemble du secteur.

Une cabine entièrement repensée, la plus vaste jamais proposée sur un Falcon

Le Falcon 10X introduit un fuselage totalement nouveau, développé depuis 2018 pour offrir une cabine inédite dans l’aviation d’affaires. Avec 2,77 m de largeur et 2,03 m de hauteur, l’espace intérieur dépasse celui de certains avions régionaux. L’appareil se distingue également par ses 38 hublots extra‑larges, près de 50 % plus grands que ceux du Falcon 8X, faisant du 10X l’avion le plus lumineux de sa catégorie.

La cabine pourra être configurée en trois ou quatre zones, incluant selon les besoins un espace de restauration, des suites privées, une chambre avec lit double ou encore une véritable douche. La pressurisation a également été optimisée : à 41 000 pieds (12 500 m), la cabine restera équivalente à une altitude de seulement 3 000 pieds (900 m), avec un renouvellement d’air constant et des températures ajustables par zone.

Technologies issues du savoir‑faire militaire de Dassault

Pour atteindre ce niveau de performance et de confort, Dassault Aviation a mobilisé son expertise duale, unique au monde, dans les avions de combat et les jets d’affaires. Le Falcon 10X bénéficie ainsi d’avancées en aérodynamique, en matériaux, en avionique et en commandes de vol, directement inspirées des programmes militaires de l’avionneur.

Le biréacteur sera propulsé par le Rolls‑Royce Pearl 10X, le plus puissant de la famille Pearl, délivrant plus de 18 000 livres (80 kN) de poussée. Ce moteur de nouvelle génération contribue à la performance de l’appareil tout en répondant aux exigences environnementales actuelles.

Un positionnement résolument haut de gamme

Avec un prix catalogue annoncé à 75 millions de dollars lors de son lancement en 2021, le Falcon 10X s’inscrit dans la catégorie la plus exclusive du marché. Dassault entend ainsi proposer une alternative européenne crédible face aux géants nord‑américains, tout en capitalisant sur la réputation de fiabilité et de flexibilité opérationnelle de la famille Falcon.

Un marché ultra‑concurrentiel dominé par trois acteurs

Le segment des jets d’affaires ultra‑long‑courriers est aujourd’hui l’un des plus stratégiques pour les avionneurs. Porté par une clientèle internationale exigeante — grandes entreprises, gouvernements, opérateurs charter premium et propriétaires privés — il concentre les marges les plus élevées et les innovations les plus avancées du secteur.

Depuis plusieurs années, ce marché est dominé par deux constructeurs nord‑américains : Bombardier, avec son Global 7500 entré en service en 2018, et Gulfstream, dont le G700 a été certifié en 2024. Ces deux modèles ont imposé de nouveaux standards en matière d’autonomie, de confort et de performances, poussant les concurrents à revoir leurs ambitions.

Avec le Falcon 10X, Dassault Aviation entend rééquilibrer le paysage. L’avionneur français mise sur une cabine plus vaste, une autonomie équivalente et une approche technologique héritée de son expertise militaire pour séduire une clientèle à la recherche d’un appareil à la fois performant, flexible et doté d’une signature européenne. Le report de l’entrée en service à 2027 place toutefois Dassault face à un défi : maintenir l’intérêt du marché alors que Bombardier et Gulfstream continuent d’étoffer leurs carnets de commandes.

Malgré cette concurrence intense, la demande pour les jets ultra‑long‑courriers reste soutenue, portée par la croissance des déplacements intercontinentaux privés et par l’essor des opérateurs de flotte haut de gamme. Dans ce contexte, le Falcon 10X pourrait devenir un atout majeur pour Dassault, renforçant sa présence sur un segment où l’innovation et la différenciation sont essentielles.

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Falcon 10X : le prototype fait son apparition et débute ses essais à Bordeaux

visuels : DASSAULT AVIATION  

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