Airbus a confirmé qu’un A321-200 exploité par Metrojet a été impliqué dans un accident peu après 06h17 heure locale (04h17 GMT) samedi 31 octobre sur la péninsule du Sinaï. L’appareil s’est écrasé environ 25 minutes après le décollage avec 217 passagers et 7 membres d’équipage à bord.

L’avion effectué un service régulier de Sharm el Sheikh (Égypte) à Saint-Pétersbourg (Russie) : vol 7K-9268. Les préoccupations et la sympathie des salariés d’Airbus vont vers les familles des disparus ainsi qu’a tous ceux touchés par ce tragique événement.

L’A321-200 impliqué dans l’accident, enregistré sous l’immatriculation EI-ETJ, portait le numéro de série 663 (MSN = Manufacturer Serial Number).  Produit en 1997 et exploité depuis 2012  par Metrojet, l’avion cumulait quelques 56000 heures de vol en près de 21 000 vols. Il était propulsé par des moteurs IAE V2500.

L’A321-200 est le plus grand appareil bimoteur de la famille A320 Airbus dont le premier exemplaire est entré en service en janvier 1994. Fin septembre 2015, quelques 6500 avions de la famille A320 sont en service auprès de plus de 300 opérateurs. À ce jour, l’ensemble de la flotte A320 a accumulé quelques 168 millions d’heures de vol en 92,5 millions de vols.

/// Le BEA et Airbus déjà sur place

A la suite de l’accident, les autorités de l’aviation civile égyptienne ont informé le BEA de l’ouverture d’une enquête de sécurité. Le BEA, représentant l’Etat de conception de l’avion, participe à l’enquête avec son homologue allemand, le Bundesstelle für Flugunfalluntersuchung (BFU), représentant l’Etat de construction tandis que leur homologue russe, l’Interstate Aviation Committee (MAK), représentera l’Etat de l’exploitant.

Une première équipe composée de deux enquêteurs du BEA accompagnée de six conseillers techniques d’Airbus est partie en Egypte aujourd’hui dimanche 1er novembre. L’équipe sera rejointe par deux enquêteurs du BFU et quatre enquêteurs du MAK. Les informations sur l’avancée de l’enquête de sécurité seront exclusivement délivrées par les autorités de l’aviation civile égyptienne. Il faudra sans doute des semaines pour déterminer avec précision les circonstances du crash.

Plusieurs médias, dont France24 affirme que selon un responsable russe de l’enquête, l’appareil s’est disloqué dans les airs.

/// Des mesures pour éviter le survol de la zone

Air France et Luftansa ont annoncé dès hier samedi, que des mesures de sécurité avaient été prises. En attendant plus d’éléments, les deux compagnies procèdent en effet à l’arrêt du survol de la zone du Sinaï.

/// La flotte A321 Metrojet clouée au sol

Selon l’agence de presse Reuters les avion A321 de Kogalymavia Metrojet pourraient être contrait de rester au sol par le régulateur de l’aviation russe par mesure de précaution en attendant d’en savoir plus sur les raisons du crash du vol 7K9268 de Metrojet. Toujour selon l’agence Reuteurs, les employés de Metrojet n’étaient plus payés depuis 2 mois.

Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie a déjà ouvert deux affaires pénales. L’une pour violation des règles de sécurité protection et l’autre pour fourniture de services non sécuritaires.

Anciennement Kogalymavia, la compagnie Metrojet et né en 2012 de la création d’une dans le cadre d’une joint-venture avec la filiale russe du voyagiste allemand TUI Travel. Kogalymavia, encore jeune compagnie avait connu un accident le 1er janvier 2011, lorsque son Tupolev Tu-154 s’embrase sur la piste au décollage faisant 4 morts et 43 blessés.

///

Crédit Photo :  Metrojet, EI-ETL, Airbus A321-231 par Anna Zvereva (CC BY-SA 2.0)

Laisser un commentaire