Le constructeur d’avion brésilien Embraer et son homologue américain Boeing sont entrés en discussion dans le but de créer une nouvelle société concernant l’aviation commerciale. Selon l’agence Reuters, qui cite un responsable brésilien du secteur, les deux avionneurs ne sont pas encore parvenus à un accord.

La branche « défense » et potentiellement la divisions de « jet d’affaires » du constructeur brésilien seraient exclus du périmètre de la future entité. Toujours selon Reuters, une nouvelle proposition a été soumise au gouvernement brésilien mardi 17 avril mais des points d’accords sont vraisemblablement encore à trouver.

Embraer a récemment reçu le feu vert des autorités de sécurité brésilienne, américaine et européenne (ANAC / FAA /EASA ) pour livrer à la compagnie norvégienne Widerøe Airlines le premier exemplaire de E190-E2, la version améliorée de l’actuel Embraer 195. L’E190-E2 est le premier modèle d’une série de trois appareils de 80 à 146 sièges nouvelle génération de la gamme « E-Jets » qui seront introduits d’ici 2021.

/// Revenir sur le marché des avions de 80 à 150 passagers

Ce futur rapprochement annoncé entre les deux acteurs du secteur promettrait à Embraer de bénéficier de la notoriété et de la puissance commerciale du groupe Boeing pour assurer une commercialisation plus facile des appareils de la gamme Embraer. De son côté, Boeing, récupérerait ainsi dans sa besace une réponse commerciale pour satisfaire le marché des avions de 80 à 150 sièges auquel le canadien Bombardier (maintenant avec Airbus) s’attaque depuis e des appareils CSeries de 110 à 135 places.

Rappelons que le 16 octobre 2017,  Bombardier et Airbus annoncés leur rapprochement commercial et l’acquisition par le constructeur européen d’une majorité des parts du programme CSeries. Cette décision faisait suite à la bataille juridique entamée par Boeing pour tenter de ralentir la commercialisation des avions CSeries sur le territoire américain, l’accusant de dumping. Suite au dépôt d’une plainte par le constructeur américain, les autorités locales du commerce avaient en effet prononcé l’instauration de taxes compensatoires et antidumping à hauteur de 292%, avant que la décision ne soit finalement déclarée illégale par l’USITC (United States International Trade Commission) fin juin 2016. Finalement Bombardier et le gouvernement du Québec, qui détiennent respectivement à l’issue du rapprochement avec Airbus 31 % et 19 % du programme CSeries, avaient obtenu le maintien de l’assemblage final des avions à Mirabel, au Canada et la construction à Mobile, en Alabama, d’une seconde ligne d’assemblage final pour fournir les clients américains.

AAF /// END

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