L’Observatoire de l’Espace, le laboratoire culturel du CNES, et la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD), lancent un programme de recherches sur les représentations liées à l’habitat extraterrestre, pour questionner nos représentations et s’interroger sur la manière de vivre ou survivre dans l’espace.

Espace

L’ambition de ce programme triennal, soutenu par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), est d’ouvrir un nouveau chapitre des études culturelles sur l’espace en montrant comment les images (illustrations, dessins, plans, croquis, etc.) produites dans le monde spatial, à travers leurs circulations dans d’autres domaines, questionnent la définition même de l’habitat, de ses formes et de ses fonctions. Pour atteindre cet objectif, une équipe de chercheurs spécialisés en architecture, histoire de l’art, culture visuelle, sciences humaines et dans le domaine spatial, a été constituée.

L’étude de l’imagerie des projets, réels et fictionnels, destinés à habiter l’espace extraterrestre permettra d’interroger des notions telles que l’habitabilité mais aussi, le mobile, le capsulaire et le modulaire. Du croquis du harnais maintenant la chatte « Félicette » lors de son vol pionnier en 1964 aux plans d’exécution de la table à repas pour la station spatiale MIR, ces images, quand elles ne le montrent pas directement, parlent de l’habitant du véhicule spatial et de sa manière d’y vivre ou d’y survivre.

Espace

Loin de rester enfermées dans le monde spatial, ces représentations voyagent vers d’autres domaines de production iconographique tels que l’architecture, les arts plastiques ou le cinéma. Il peut s’agir d’une même interrogation sur le concept de l’habitat, comme pour le collectif d’architectes Archigram avec le projet Instant City (1968-70). Cela peut être aussi un emprunt direct au monde spatial comme dans le cas du film La Femme sur la Lune de Fritz Lang (1929), dont le conseiller scientifique fut Herman Oberth, pionnier de l’astronautique. Il arrive également que la représentation d’un objet du spatial soit « re-produite » par un artiste comme dans l’oeuvre En attendant Mars de Bertrand Dezoteux (2017), qui met en scène le module habité de l’expérience de simulation d’un voyage vers Mars.

À l’heure où de multiples interrogations se font jour sur les prochaines missions lunaires ou martiennes, ce programme de recherches ouvre une exploration inédite des manières d’imaginer, entre les arts et les sciences, un habitat en milieu extraterrestre, dont les résultats seront susceptibles d’éclairer le devenir du vivant dans l’Espace. Découvrez plus sur le programme « Habiter l’espace extraterrestre » en visitant le site internet de HEAD.

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visuels : PB

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