Le président de la République Française Emmanuel Macron a confirmé le 9 décembre dernier la construction d’un nouveau porte-avions à propulsion nucléaire qui remplacera le Charles-de-Gaulle à l’horizon 2038. Une fois et demie plus grand que son prédécesseur, ce nouveau vaisseau devrait représenter un budget de sept milliards d’euros pour le pays et représenter 20 % des dépenses des navires de guerre français au cours des dix prochaines années, estiment les analystes de GlobalData.

Une décision stratégique pour la France qui conforte son intention de conserver et peut-être d’accroître ses capacités opérationnelles pour se projeter en mer. Un tel navire à propulsion nucléaire dispose en effet d’une endurance théoriquement illimitée lui permettant d’assurer une présence maximale en mer. Rappelons que la France, grâce à ses territoires ultra marins, est l’un des pays disposant du plus grand espace maritime au monde. Un territoire qu’elle se doit de pouvoir protéger et défendre si besoin.

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/// Un navire une fois et demie plus grand que le Charles-de-Gaulle 

Le porte-avions de nouvelle génération (PANG) dont souhaite se doter l’hexagone, sera taillé pour l’avion de combat du futur (SCAF) et sera plus grand et plus lourd que son prédécesseur avec 75.000 tonnes à déplacer contre 42.000 pour le porte-avions actuel et pourra accueillir 2000 marins à bord.

 

Avec ses 300 mètres de long et ses 40 mètres de large à la flottaison, il dépassera de 39 mètres la longueur du Charles de Gaulle pour offrir jusqu’à 80 mètres de longueur sur le pont d’envol, au lieu des 64 m actuellement disponibles pour les Rafales de la Marine Nnationale.

Des dimensions hors norme qui lui permettront d’accueillir un total de 30 avions de chasse de type SCAF (comme le projet présenté par Airbus en photo ci-dessous), dont 25 pourront stationner simultanément sur le pont principal.

Projet d'avion de combat SCAF d'Airbus

Le chantier qui sera confié à Naval Group et aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, doit être lancé fin 2025 pour une mise en eau en 2036 et une mise en service en 2038 en relais du Charles de Gaulle dont le retrait est programmé la même année.

Le coût de développement et de construction du futur porte-avions nucléaire français devrait ainsi largement dépasser les « 5 milliards d’euros » selon des sénateurs et probablement avoisiner les sept milliards d’euros.

/// 20% du budget de la flotte française de défense

Les porte-avions améliorent considérablement les capacités opérationnelles en mer de leur force navale hôte en faisant office de base aérienne flottante, qui peut être stationnée très près d’une zone de conflit pour faire pression sur la rivale en appliquant la supériorité aérienne et les tactiques de refus de zone. 

Le dévoilement de ce programme d’acquisition de porte-avions semble clairement indiquer que le gouvernement français a l’intention de ne pas compromettre la position actuelle du pays en tant que puissance navale pour les décennies à venir.

« La France a rejoint un club exclusif de pays investissant dans des porte-avions modernes au cours de cette décennie. Parmi les autres membres figurent les États-Unis, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et probablement la Russie. Les porte-avions constituent un outil majeur de projection de puissance pour les pays qui cherchent à exercer une influence au-delà de leurs eaux territoriales. » explique Sourabh Banik, analyste de la défense chez GlobalData, « Les porte-avions représenteront 11 % de l’investissement mondial en matière d’acquisition de navires militaires au cours des dix prochaines années, tout en enregistrant une croissance de 81 % en valeur en 2030 par rapport aux dépenses de l’année en cours, selon les estimations de GlobalData. ».

En ce qui concerne les dépenses en matière de porte-avions, l’Europe restera à la troisième place derrière l’Amérique du Nord, avec 11 porte-avions américains d’une taille encore supérieure, et la région Asie-Pacifique. Avec l’achèvement du programme britannique de porte-avions de classe Queen Elizabeth, la Russie est le seul autre pays de la région européenne – à part la France – susceptible d’investir dans le développement d’un porte-avions avant 2030. 

De l’autre côté de l’Atlantique, le programme de classe Gerald R. Ford de la marine américaine représentera à lui seul plus de la moitié des investissements mondiaux dans ce segment au cours des dix prochaines années, tandis que la région Asie-Pacifique suivra avec environ un tiers des investissements mondiaux dans ce segment pendant la même période estime encore les analyste de GlobalData.

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/// La France commande 7 Falcon 2000 pour la Marine Nationale

visuels : Marine Nationale, État Major des Armées et Airbus

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