La Direction générale de l’armement a livré les deux premiers Falcon 2000 LXS Albatros à la Marine nationale les 27 et 31 juillet 2026.
Ces appareils inaugurent la mise en service du programme AVSIMAR, destiné à renouveler la flotte de surveillance et d’intervention maritime. Ils rejoignent la Flottille 24F sur la base aéronavale de Lann‑Bihoué.
Un programme structurant pour la surveillance maritime
AVSIMAR prévoit l’acquisition de douze Albatros, dont sept commandés en 2020 et cinq en 2025. Ils remplaceront progressivement les Falcon 50M et Falcon 200 Gardian, dont le retrait de service a débuté en 2025. L’objectif est de renforcer les capacités de surveillance, d’intervention et d’action de l’État en mer, dans un contexte de besoins croissants liés à la sécurité maritime et à la protection des espaces sous juridiction française.
Un avion dérivé du Falcon 2000 LXS
Développé à partir du Falcon 2000 LXS civil, l’Albatros intègre des capteurs et systèmes dédiés aux missions maritimes. Son autonomie et sa vitesse lui permettent de couvrir des zones étendues, avec un rayon d’action supérieur de 10 à 30 % à celui des appareils actuellement en service.

1er vol de l’Albatros Dassault Aviation le 24 janvier 2025
L’avion dispose d’une connectivité SATCOM, d’un détecteur de balise Search and Rescue, d’un système de largage de canot de survie et de marqueurs fumigènes. Ses capteurs principaux incluent le radar AESA SearchMaster de Thales et la boule optronique EuroFLIR 410 de Safran, intégrés dans un système de mission développé par Naval Group. Ce croisement industriel illustre la complémentarité des acteurs français du secteur.
Essais, réception et montée en puissance
Après un premier vol en janvier 2025, l’Albatros a suivi une campagne d’essais et de certification conduite avec le Centre DGA Essais en vol à Istres. Les deux premiers appareils ont été réceptionnés fin juillet avant d’être transférés à Lann‑Bihoué, où le CEPA a débuté les expérimentations militaires en vue d’une première capacité opérationnelle.
La livraison d’un troisième appareil est prévue fin 2026, puis deux avions par an jusqu’à atteindre les douze unités. Une seconde phase du programme prévoit l’ajout de moyens complémentaires, notamment des drones, afin de couvrir l’ensemble des besoins de surveillance maritime.
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La Marine nationale française réceptionne son deuxième Pilatus PC‑24 à Landivisiau
visuels : DGA et Dassault Aviation
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