Les gestionnaires de l’aéroport de Québec s’appuient sur des experts économistes pour dénoncer l’étude intitulée Airport Benchmarking Report menait chaque année par l’Air Transport Research Society (ATRS). « Les classements de l’ATRS sont invalides et doivent être ignorés », affirmerait une firme d’experts de réputation internationale.

Chaque année, l’Air Transport Research Society (ATRS) mène une étude intitulée Airport Benchmarking Report dans laquelle on prétend mesurer « l’efficacité » de plus de 200 aéroports situés partout dans le monde. Économiste de renom, M. Michael Tretheway soutient que cette étude n’a aucune crédibilité scientifique tant à cause de la méthodologie utilisée que d’un rapport truffé « d’erreurs fatales ». Rappelons que depuis quelques années, les résultats de cette étude se résument en un palmarès « erroné » et « très controversé » faisant toujours plus mal paraître l’aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB). « Il est particulièrement dommage et dommageable qu’on ait accordé à cette étude une aussi grande importance dans la sphère publique », a mentionné M. Michael Tretheway, économiste en chef et directeur de la stratégie chez InterVISTAS à Vancouver[1]. Les constats de M. Tretheway sont d’autant plus fondamentaux puisque c’est lui-même qui a élaboré la méthodologie aujourd’hui maladroitement utilisée par l’ATRS dans la conduite de son classement. Selon l’aéroport de Quèbec, d’autres chercheurs du monde entier critiqueraient la méthodologie de l’ATRS.

/// Une méthode de comparaison « imparfaite » et « mal exécutée »

Selon M. Tretheway « L’ATRS fait des comparaisons inéquitables » mettant YQB en parallèle avec des aéroports beaucoup plus gros et « l’ATRS ne tient aucunement compte d’éléments de coût importants, indépendants de la volonté de la direction de YQB, tels que le loyer, l’impôt foncier, la sûreté et le déneigement. Ainsi, les comparaisons faites par l’ATRS en ce qui concerne l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec  sont au mieux douteuses ». Toutes « ces omissions […] contribuent à fausser le jeu pour désavantager en particulier YQB qui a dû relever d’importants défis en héritant d’un aéroport dont l’infrastructure était inadéquate, qui doit payer un loyer (qui augmente au fur et à mesure qu’il investit davantage […]), qui doit payer des impôts fonciers, qui opère dans un climat froid et qui a hérité d’une aérogare ayant peu de possibilités de développement commercial. La conclusion de l’ATRS selon laquelle YQB est peu efficace doit être mise de côté, car elle ne tient pas compte de tous ces aspects de l’augmentation des coûts de YQB », écrivent les chercheurs. « il est inutile de comparer les aéroports entre eux. Il faut plutôt les comparer par rapport à eux-mêmes. À ce chapitre, YQB fait particulièrement bonne figure avec l’une des croissances les plus impressionnantes au Canada », conclu M. Tretheway.

Un discours bien reçu par les gestionnaires de la plateforme québécoise qui rappellent qu’année après année, Transports Canada souligne la saine gestion et la bonne gouvernance de YQB validée par le financement de 315 M$ nécessaire à son développement qu’elle a obtenu auprès d’une douzaine d’institutions financières canadiennes réputées. Depuis 15 ans, YQB connaît une croissance soutenue qui s’est soldée en 2017 par une augmentation de 3,4 % des passagers en transit et un total de 1 670 880 passagers, soit 55 000 passagers de plus qu’en 2016 malgré les travaux de réfection de la piste d’atterrissage principale qui ont limité l’accès aux gros porteurs pendant plusieurs semaines.

visuel : Aéroport de Québec

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