La commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, présidée par Christian Cambon (LR-Val-de-Marne) a examiné mercredi la situation de l’ONERA (Office national d’études et de recherches aérospatiales) et entendu son P-DG Bruno Sainjon. A l’issu de l’audition le président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat appelle le Gouvernement à doter l’ONERA des moyens dont il a besoin pour rester au premier rang dans son domaine en Europe.

ONERA

Les rapporteurs de la commission constatent que leurs appels répétés pour doter enfin l’ONERA de moyens au niveau de son excellence scientifique et technologique, n’ont en effet toujours pas été entendus par le Gouvernement. Interrogée une nouvelle fois sur ce sujet lundi soir à l’occasion de l’examen en Séance du budget de la défense, la ministre des armées n’a apporté aucune réponse au Sénat.

Lors du dernier conseil d’administration de l’ONERA, le Gouvernement aurait indiqué une intention de revoir légèrement à la hausse la subvention de l’Office, à 110 millions d’euros en 2020 et 2021 (au lieu de 106 et 107 millions d’euros). La commission s’interroge et juge « insuffisante » cette augmentation et estime qu’il faudrait 5 millions d’euros par an rien pour combler le décalage de rémunération des personnels entre l’ONERA et la DGA. « Nous devons conforter l’ONERA, qui est une pépite technologique de niveau mondial. ». a déclaré  Christian Cambon le président de la commission à l’issue de l’audition « Il se classe largement au premier rang dans son domaine en Europe, mais cela ne pourra durer si nous continuons à le sous-doter alors que nos partenaires et concurrents accélèrent leur effort ». Les sénateurs rappellent que dans le même temps, la subvention du DLR (équivalent allemand de l’ONERA), affiche une progression constante et a adopter un budget qui dépasse désormais les 200 millions d’euros, soit le double de celui de l’ONERA.

Par ailleurs le Gouvernement allemand a déjà conclu un contrat avec le DLR concernant la part des études du SCAF qui lui reviendra alors que le dispositif français n’est toujours pas encore en ordre de marche. Le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), qui implique l’Allemagne, la France et l’Espagne, doit notamment déboucher sur le développement en commun du futur avion de combat européen NGF (Next Generation Fighter) qui devrait si tout va bien prendre son envol en 2024.

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