Depuis le 6 juillet dernier, l’Aéroport Nice Côte d’Azur deuxième aéroport de France après Paris avec 13.3 millions de passagers en 2017, a mis en service les premiers sas PARAFE à reconnaissance faciale. Alors que les premières générations de PARAFE (Passage Rapide Automatisé aux Frontières Extérieures) déployées en 2009 à Paris, puis Lyon et Marseille, s’appuyaient sur une technologie d’authentification des empreintes digitales relativement restrictives, les eGates niçoises nouvelle génération, embarquent une technologie biométrique de pointe plus rapide et plus sûre, développée en coopération par IN Groupe, spécialiste mondial de l’identité biométrique régalienne et Gunnebo, leader mondial de solutions de sécurité.

 

Après avoir été précurseur pour les eGates à empreintes digitales, IN Groupe ancienne imprimerie Nationale, a développé ses propres solutions pour la reconnaissance faciale et livre une solution unique co-designée avec Gunnebo dont Nice est le premier client. Les sas d’IN Groupe et Gunnebo embarquent un concept modulaire et évolutif particulièrement flexible qui permet l’intégration de différentes technologies d’identification et d’authentification. Tout juste validée par la Direction Générale des Etrangers en France du  Ministère de l’Intérieur, cette technologie de reconnaissance faciale va donc permettre d’augmenter significativement le débit de contrôle et de réduire les temps d’attente.

L’enjeu pour la plateforme aéroportuaire, qui accueille de nombreuses nationalités, est double : assurer à la fois un niveau maximal de sureté dans un contexte où le risque terroriste reste fort, tout en maintenant un service passagers aux meilleurs standards malgré la hausse constante des flux de voyageurs. L’aéroport de Nice a investi sur ses fonds propres pour déployer dès cet été un total de 16 sas à reconnaissance faciale, installés aux départs et aux arrivées non-Schengen de chacun de ses terminaux. Dans un premier temps, un seul site, au départ du Terminal 2, sera accessible aux passagers pour une période d’un mois correspondant à des essais opérationnels avant l’ouverture des 16 sas le 6 août prochain. Le dispositif pourrait aussi être enrichi de 4 nouveaux sas, pris en option, dans les prochains mois.

/// La reconnaissance faciale : plus rapide et plus sûre

Réservés aux passagers majeurs originaires de l’Union Européenne et porteurs d’un passeport biométrique, ainsi que quelques exceptions au grès des accords bilatéraux entre les pays concernés, les sas automatiques doivent permettre de réduire le temps passé habituellement lors des contrôles manuels, en palliant le nombre limité d’agents de la Police Aux Frontière disponibles. « Nous avions de vrais problèmes de saturation à Nice notamment aux arrivées » explique  Dominique Thillaud Président du directoire avant d’ajouter « l’objectif et de ne plus faire revivre aux passagers ses épisodes de saturation avec 1h30 de passage de la frontière pour 1h de vol ». La reconnaissance faciale devient de plus en plus précise et ses e-gates assurent un très haut niveau de sécurité lors du contrôle d’identité en acceptant plus de 13 types de passeports différents, dont les précédentes générations. Une fois le passeport biométrique présenté à l’entrée du sas, le passager avance vers une caméra pour être authentifié.

sas PARAFE à reconnaissance faciale à Nice

La reconnaissance faciale compare le visage du voyageur entrant dans le sas avec la photo stockée dans le microprocesseur de son passeport biométrique et interrogeant de manière instantanée et simultanée une quinzaine de fichiers différents pour un contrôle rapide et sûr qui dure en moyenne entre 10 et 15 secondes. « Il y a plus d’une quinzaine de systèmes d’informations qui doivent pouvoir fonctionner avec une interaction entre eux. On a une reconnaissance presque immédiate, avec encore aujourd’hui un petit point fixe mais nous travaillons pour que demain nous puissions avoir un contrôle sans arrêt, donc encore plus fluide » nous confie Didier Trutt, Président Directeur Général d’IN Groupe. Ainsi, chaque lot de 4 sas est opéré sous la supervision d’un agent de la PAF, en capacité d’intervenir à tout moment en cas de problème, d’échec d’authentification ou d’utilisation de documents falsifiés. Chaque sas peut ainsi absorber jusqu’à 5 contrôles par minute, soit théoriquement environ 1200 contrôles par heure pour 4 sas PARAFE installés.

 

Les technologies de contrôle automatique, efficaces et sûres, intéressent tout les acteurs de l’aérien et se déploient un peu partout dans le monde. Si la France est encore un peu en retard comparé à certains de ses voisins européens, les choses évoluent vite y compris au niveau régional. Dans le sillage de Nice, l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, qui prépare notamment la rénovation de son terminal A destiné aux trafic international, serait intéressé par cette technologie. Les aéroports de Lyon et Marseille, déjà équipés de systèmes de contrôle aux frontières automatisés par biométrie d’empreinte digitale conçus par IN Groupe et Gunnebo, sont aussi en réflexion pour une mise à jour du système vers une reconnaissance faciale.AAF /// END

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