La société française LISA Airplanes basée en Savoie au Bourget-du-Lac depuis 2004, vient d’enregistrer les premières commandes fermes pour son avion biplace amphibie versatile capable d’atterrir sur l’eau et la neige. Alors qu’elle a connu quelques péripéties pour assurer son développement et son financement ses dernières années, passant un temps sous actionnariat majoritaire chinois, la trop discrète petite société aéronautique française semble avoir  enfin trouvé un nouveau souffle.

 

Après 10 années de R&D, 3 générations de prototypes et près de 18 mois après le retour à un actionnariat majoritaire français, Lisa Aéronautique détient dans son carnet de commandes 10 commandes fermes et une centaine d’options pour l’Akoya qui la conforte dans ses ambitions à l’international. Elle vise un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros pour l’exercice 2021.

/// L’innovation au cœur du projet

Avec l’Akoya, Lisa Aéronautique veut se positionner sur le marché loisirs de luxe. Elle a su s’appuyer sur des innovations importantes, comme ses ailes pivotantes repliables électriquement, une verrière panoramique électrique, des patins rétractables pour se poser sur la neige mais surtout son système de foils (ailerons) en lieu et place des flotteurs ou d’une simple coque, pour positionner  l’avion comme le projet le plus sérieux et le plus séduisant de sa catégorie.

 

Motorisé par un Rotax 912 de 80ch en continu et 110ch en pic, l’Akoya affiche une consommation de carburant de seulement 12l à l’heure en vitesse de croisière éco (100kt), qui lui offre une autonomie d’environ 6h de vol. L’option de réservoir haute capacité de 110L lui permet de voler jusqu’à 1800km, soit l’équivalent de 11h. Concurrent direct de l’avion amphibie léger américain Icon A5, qui est au point mort depuis son crash avec son fondateur aux commandes, l’Akoya est proposé au tarif de 480 000 euros avec la formation au pilotage et l’entretien de l’avion pendant 3 ans.

/// Certification et livraison en 2019

La certification LSA américaine de l’avion doit se faire en 2019 et sera suivie de la certification LSA européenne dans le but de pouvoir assurer une première livraison client dès la fin de l’année 2019. La société a d’ailleurs recruté un ancien de chez Icon pour suivre la certification de l’Akoya.

L’Akoya est assemblé à Chambery et 90% de ses pièces proviennent de fournisseur français, les 10% restant étant européen en provenance, d’Allemagne, d’Italie et bien sur d’Autriche pour le moteur Rotax. Seulement un exemplaire client devrait être assemblé en 2019 mais le rythme de production augmentera ensuite progressivement pour passer à 10-15 avions produits en 2020, une trentaine en 2021 pour atteindre à terme les 50 avions assemblés par an, une fois la commercialisation sur le marché chinois ouvert. Elle évalue en ce moment les sites qui pourraient accueillir l’assemblage final de l’avion pour permettre les livraisons en 2019. A terme, une cinquantaine d’avions par an seront produits sur ce site d’assemblage pour alimenter un marché mondial, et 40 emplois directs seront créés.

 

LISA Airplanes envisage déjà de nouvelles versions de l’Akoya, avec des motorisations plus puissantes ou avec davantage de passagers mais garde aussi en tête les nouvelles tendances du marché de l’aviation comme la motorisation hybride et électrique. Elle travaille déjà discrètement sur la propulsion électrique qui reste pour elle une fin en soi pour le future de sa gamme d’avions.

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visuels : LISA Airplanes

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