Une semaine après l’aveu de la découverte de deux problèmes distincts identifiés au niveau de la jonction des sections du fuselage arrière des 787 qui « ne répondent pas aux normes de conception de Boeing », l’avionneur américain est de nouveau dans le collimateur de la FAA.

Selon un mémo interne de la FAA dévoilé par nos confrères du Wall Street Journal, l’administration fédérale de l’aviation du ministère américain des transports a décidé de mener ses propres investigations sur des défauts de qualité mis en lumière sur huit Dreamliners exploités notamment par Singapore Airlines, United Airlines et Air Canada et qui ont dû être retirés du service. [voir cet article]

Rappelons qu’après les immobilisations temporaires de Boeing 787 en 2013 suite à la fusion des batteries de deux appareils et un souci d’usure anormale des pales du moteur Trent 1000 de Rolls-Royce en 2018, qui impliquait des produits issus de fournisseurs de l’avionneur, c’est désormais à la qualité de fabrication de l’avion et à d’éventuels manquements que s’intéresse la FAA.

Boeing 787 10

/// Déjà sous la menace de sanctions financières 

Début août 2020, avant les révélations de problèmes de qualité, l’autorité fédérale de l’aviation américaine des transports a dégainé une proposition de double sanction financière à l’égard de Boeing d’un total de 1,25 million de dollars, pour des violations présumées du programme qui permet à l’avionneur d’effectuer certaines fonctions au nom de la FAA.

Selon la FAA, des dirigeants de Boeing ont exercé des pressions indues ou ont interféré avec le travail des personnes désignées par la FAA dans l’usine de Charlotte, en Caroline du Sud.

La première sanction civile, d’un montant de 1 066 655 dollars, allègue que Boeing a mis en œuvre une structure inappropriée pour son programme Organization Designation Authorization (ODA) qui autorise l’avionneur à exercer des fonctions au nom de la FAA, notamment l’inspection des avions et la délivrance de certificats de navigabilité.

Toujours selon la FAA, les employés de deux unités de l’ODA ont, entre novembre 2017 et juillet 2019, rendu compte à des responsables qui n’occupaient pas de postes de direction approuvés dans le cadre de l’ODA. Le régulateur reproche ainsi à Boeing de ne pas s’être assuré que les administrateurs de l’ODA étaient bien en mesure de représenter efficacement les intérêts de la FAA. Cette dernière allègue par ailleurs qu’entre septembre 2018 et mai 2019, des cadres de Boeing n’occupant pas de poste de gestion de l’ODA ont exercé des pressions indues ou sont intervenus auprès de membres de l’unité.

La deuxième sanction civile proposée par la FAA, d’un montant de 184 522 dollars, allègue que Boeing, le 26 février 2020, n’a pas respecté ses processus de contrôle de la qualité et a soumis les membres de l’ODA à des pressions indues ou a interféré avec une inspection de navigabilité d’un Boeing 787-9.

Dans les deux cas, la FAA a estimé que malgré les pressions ou interférences indues alléguées de la part des dirigeants de Boeing, que les membres de l’unité ODA ont rempli leurs responsabilités envers la FAA en s’assurant que les avions étaient conformes et en état de fonctionner en toute sécurité avant la délivrance de leur certificat de navigabilité.

Au total quelques 977 exemplaires de Boeing 787 Dreamliner sont en exploitation dans le monde.

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visuels : Boeing et AAF

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