L’Agence spatiale européenne (ESA) a signé un nouveau contrat avec Airbus pour la construction de trois autres modules de service européens (ESM) pour Orion, le vaisseau spatial américain du programme Artemis, dont le premier vol d’essai d’Orion sans équipage avec un module de service européen aura lieu en 2021. Cette commande s’ajoute à celles déjà passées avec Airbus pour les trois premiers modules de service. 

Le module de service européen sera utilisé pour envoyer des astronautes sur la Lune à bord du nouvel engin spatial Orion pour les missions Artemis de la NASA. Il jouera un rôle primordial en assurant des fonctions essentielles telles que le système de propulsion et le transport de consommables et de vivres essentiels à la survie des astronautes sur le satellite de la terre, le cinquième plus grand satellite naturel du Système solaire.

« Avec les éléments que nous construisons pour la passerelle lunaire, nous garantissons des sièges aux astronautes de l’ESA pour explorer notre système solaire, tout en assurant des emplois et un savoir-faire technologique pour l’Europe » explique David Parker, directeur de l’exploration humaine et robotique de l’ESA.

De forme cylindrique, le SEM mesure environ 4 mètres de diamètre et de hauteur et comporte quatre panneaux solaires de 19 mètres de diamètre une fois déployés produisant l’énergie suffisante pour alimenter deux foyers. Les 8,6 tonnes de carburant du module de service peuvent alimenter un moteur principal et 32 petits propulseurs. Le module de service pèse au total un peu plus de 13 tonnes. 

Navette Orion

Vaisseau Orion

Placé à l’arrière de la capsule où se trouve l’équipage, ce module fournit la propulsion et la régulation thermique pour le vol, il est responsable des manœuvres orbitales et du contrôle de position mais fournit aussi l’alimentation, l’eau et l’oxygène nécessaires aux missions.

/// La Lune d’ici 2024

Artemis I, le premier vol d’essai d’Orion sans équipage avec un module de service européen, aura lieu en 2021. C’est dans le cadre de la mission suivante, Artemis II, que les premiers astronautes feront ensuite le tour de la Lune et reviendront sur Terre. C’est avec Artemis III que la NASA fera atterrir la première femme et le prochain homme sur la Lune d’ici 2024.

Les trois MSE annoncés aujourd’hui seront eux utilisés pour les missions Artemis IV à VI. Les deux premiers modules de service font partie de la contribution européenne à la passerelle internationale qui doit être mise en orbite lunaire à partir de 2024.

Rappelons que le contrat pour la construction du 3e module de service européen d’Orion, signé en mai dernier entre l’ESA et Airbus, était évalué à 250 millions d’euros.

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visuels : ESA, NASA et Airbus

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