C’est sur la Base Aérienne 118 de Mont-de-Marsan que se déroule jusqu’à aujourd’hui l’exercice franco-indien Garuda qui a débuté le 1er juillet dernier et qui réunit pour la sixième année consécutive les forces aériennes indiennes et françaises dans le cadre des relations de la France avec les nations de la région indopacifique. Depuis la première édition en 2003, l’exercice vient renforcer les relations et maintenir l’interopérabilité des forces indiennes et françaises.

L’exercice « Garuda » qui vient de la langue sanskrit qui signifie « aigle » et désigne aussi un homme-oiseau de la mythologie hindouiste puis bouddhiste, comprenait une série de missions et de scénarios visant à améliorer le niveau d’interopérabilité des forces indiennes et françaises dans les missions d’attaque au sol et de défense.

/// Un exercice de grande ampleur

Du côté indien, quatre Soukhoï Su-30 MKI et un IL 78 ont été déployés en France dans le cadre de l’exercice et une dizaine de pilotes français ont notamment pu effectuer des missions en place arrière de l’appareil. La présence active de l’Iliouchine IL-78 a été l’occasion pour les forces françaises de ravitailler les Rafale depuis un nouvel appareil qui semble avoir une vitesse de ravitaillement plus faible que les KC 135 français avec qui les pilotes ont l’habitude de travailler pour se ravitailler. Deux McDonnell Douglas C-17 Globemaster III étaient aussi du voyage en France pour acheminer les quelques 140 militaires indiens engagés dans l’exercice ainsi que tout le matériel. Coté français, les bases aériennes de Nancy, Orange, Luxeuil, Avord, Evreux, Cazaux  et Mont de Marsan étaient partie prenante et ont déployé des Mirage 2000D, Mirage 2000-5, C 160 Transall, Rafale, Alphajet et un Boeing E-3 Sentry « sentinelle », communément dénommé AWACS.

 

L’exercice était coordonné depuis la base aérienne de Mont-de-Marsan par le célèbre ’escadron de chasse « 2/30 Normandie Niemen », en charge de préparer les missions et scénarios, de réserver les zones de travail et de toute la logistique autour de l’exercice.

/// Deux semaines intenses à s’entraîner

Les deux semaines de l’exercice ont été distinctement séparées en deux phases pour permettre une évolution des missions. La première semaine était consacrée à l’acclimatation des forces indiennes, notamment avec des cours sur la réglementation française ainsi que des vols de reconnaissance durant lesquels les équipages indiens ont dû partir reconnaître les terrains de Cazaux et Bordeaux. Cette première semaine s’est conclue par des exercices de combats aériens « à vue » basics, en un contre un et deux contre deux.

 

Une fois l’environnement assimilé par l’ensemble des équipages, les deux forces aériennes ont pu expérimenter exercices en patrouilles mixtes avec un Soukhoï Su-30 en leader de la patrouille et un Rafale équipier ou inversement ; le but étant de découvrir les méthodes de travail de chacun. Les missions de cette deuxième semaine étaient généralement d’une durée de 1h30 et avaient pour la plupart d’entre elles comme objectif d’effectuer des passes de tir virtuels sur le champs de tir de Captieux, à une quarantaine de kilomètres au nord de Mont-de-Marsan. Durant ces missions, seuls les équipages français étaient en mesure d’effectuer des tirs à canon réels.

/// Logistique et coordination au sol

Chacune des missions de l’exercice était coordonnée et suivie en temps réel par des contrôleurs aériens et des pilotes depuis le centre de contrôle au sol pour analyser et débriefer à l’issue de la mission chaque passe avec les équipages. Lors du débriefing, les équipages donnent d’abord des informations concernant des événements spéciaux qui ont pu se produire pendant le vol, tel qu’un avion étranger dans la zone, une modification de la météo ou toute autre information ayant pu impacter le bon déroulement de la mission. Celle-ci est ensuite rejouée dans son intégralité grâce à un logiciel de reconstitution numérique pour être ensuite commentée en direct par visioconférence avec les équipages provenant des bases aériennes voisines.

 

Les équipages et les appareils des forces indiennes devraient quitter Mont-de-Marsan dès ce week-end en suivant la même logique que pour le voyage aller, c’est à dire en effectuant un vol de convoyage vers l’Égypte avec l’appui d’un ravitailleur français, puis une seconde escale aux Émirats Arabes Unis avant de rejoindre leur base en Inde.

/// L’inde bientôt sur Rafale

Utilisatrice d’avion de chasse français depuis bientôt 40 ans, l’Inde volera prochainement comme l’Armée de l’Air Française sur des appareils de type Rafale de Dassault Aviation. Les premiers futurs pilotes indien de Rafale sont attendus à Bordeaux-Mérignac dès la rentrée scolaire pour suivre un programme d’entraînement, comme l’on fait avant eux les pilotes des forces armée du Qatar au printemps dernier pour se familiariser avec le chasseur multi-rôle français.

Rappelons que le pays a commandé en août 2016 un total de 36 Rafale pour un montant avoisinant les 7,8 milliards d’euros. La livraison des premiers avions à l’Inde débutera en septembre prochain et se poursuivra en 2020.

— Plus de photos et les avions en vol dans l’article ci-dessous —

/// Garuda : l’exercice militaire franco-indien débute à Mont-de-Marsan

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visuels : AAF


 
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