La semaine dernière la collection d’aéronefs du musée Aeroscopia, basée sur l’aéroport de Toulouse-blagnac, s’est agrandie de 5 nouveaux pensionnaires que le public pourra bientôt découvrir.

 

En complément du 1er A320 assemblé [MSN001], du 1er A340-600 [[F-WWCA / CN360] et de l’A380 MSN002 qui aurait dû finir en palace volant pour un prince, le musée a accueilli deux exemplaires de turbopropulseurs du constructeur franco-italien ATR.

Lundi 26 août, c’est un ATR72-600, [MSN98 / F-WWEY] qui ouvrait le bal des nouveaux entrants au musée Aeroscopia. Cet avion qui a effectué son premier vol en octobre 1988 est le prototype des ATR72 et a permis au constructeur de réaliser les essais de toutes les séries [-200/-500/-600] jusqu’en septembre 2018, date de son dernier vol à Francazal. Désormais trop éloigné du standard de série, cette pièce historique pour ATR qui avait été mis de côté par le constructeur a pu être sauvé de justesse du démantèlement pour rejoindre le musée où il a toute sa place.

 

Vendredi dernier, l’ATR42-320 [MSN003] a lui aussi pris place sur le nouveau tarmac d’Aeroscopia. Plus ancien exemplaire d’ATR puisque le MSN001 [F-WEGA], 1er exemplaire assemblé, a été accidenté en juin 1988 suite à un feu moteur au décollage et démantelé par la suite, cet appareil qui a connu de nombreux exploitants dont 10 années avec Air Littoral, volait encore jusqu’en 2017. Il a récemment été repeint avec la livrée originale ATR de 1984 que portait le MSN001 pour être exposé au musée. Rassurez-vous l’avion retrouvera bien ses hélices, qui lui ont simplement été retirées par précaution pour son transfert.

 

Pour rejoindre le tarmac d’Aeroscopia les deux ATR ont d’ailleurs été tractés par une autre pièce historique de l’aviation française et de l’histoire de l’industrie aéronautique française : le tracteur utilisé pour le Concorde. Un engin de 17T au look des années 60 avec sous le capot un V12 de camion. Il a notamment été utilisé pour le Concorde 001, premier prototype et apparaît sur la plupart des clichés du 1er vol le 2 mars 1969 avec aux commandes le commandant André Turcat et son équipage Jacques Guignars, Michel Rétif et Henri Perrier, jusqu’au vol d’adieux du Concorde et son retour vers Toulouse.

 

/// Grand chantier et visite exclusive de l’A380

Depuis environ deux ans, date de la signature de la convention de mise à disposition des cinqs aéronefs entre la Métropole de Toulouse et les industriels, qui restent propriétaires des avions, le musée Aeroscopia travaille sur le projet de médiation pour présenter ses avions au public et a dû créer pour l’occasion un nouveau tarmac Nord de 20 000 m2.  « La surface d’exposition du musée double car nous recevons cinq gros avions, dont le mythique A380. Cela va permettre au musée de gagner en notoriété au niveau local, national et international et nous nous attendons à une croissance de l’ordre de 10% du nombre de visiteurs pour l’année 2020, soit environ 20 000 visiteurs supplémentaires. Ce serait une belle réussite pour nous. » explique à notre rédaction Guillaume Manet, Directeur du musée Aeroscopia « Cela fait deux ans que nous travaillons sur le projet de transfert des aéronefs avec Airbus et la Mairie de Blagnac. C’est donc un grand soulagement que tout se soit bien passé et que les avions soient désormais en place. »

 

Si les cinq nouveaux pensionnaires seront bien visibles pour le public depuis le tarmac dès la fin de l’année, seule la cabine de l’A380 MSN002 pourra être visitée à partir du 1er trimestre 2020. Pour la visite du Super Jumbo du constructeur européen, plus gros avion de ligne au monde, le musée qui accueille actuellement 180 000 visiteurs par an, a concocté une visite exceptionnelle qui nécessite un aménagement spécifique avec deux passerelles qui relieront l’avion au nouveau bâtiment actuellement en cours de construction. La cabine de l’A380 qui est pour l’instant totalement vide, doit elle aussi recevoir un aménagement particulier pour permettre aux visiteurs de prendre la mesure de cet avion exceptionnel et du défis industriel qu’ont représenté sa conception et sa construction.

Le pont supérieur de l’A380, présentera ainsi une configuration passagers en trois classes et présentera différents types de sièges dont un aménagement de luxe en Première. Le pont principal (pont inférieur) quant à lui sera réaménagé en configuration d’avion d’essais avec ballastes, le câblage électrique et hydraulique apparent mais aussi la partie soute et le cockpit qui seront également visibles. De nombreux écrans tactiles interactifs permettront de découvrir et de comprendre le processus industriel de l’assemblage du géant des airs. La visite du pont principal sera particulièrement intéressante car elle présentera pour la première fois le vaste fuselage de l’A380 « vide » et offrira une perspective de l’avion inédite.

Pour découvrir en vrai ces nouveaux avions, rendez-vous au musée Aeroscopia à partir de novembre/décembre pour les admirer depuis le tarmac et en février/mars 2020 pour l’inauguration officielle de la visite de l’A380.

/// Le musée Aeroscopia reçoit l’Airbus A380 qui aurait dû appartenir à un prince

/// Le 1er Airbus A320 construit entre au musée Aeroscopia

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visuels : PE.Langenfeld et  F.Péraudeau


 
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