Le gouvernement français doit annoncer ce mardi 9 juin son plan d’aide à la filière aéronautique durement touché par la crise du Covid-19. Selon nos confrères du journal Les Echos ce plan pourrait atteindre les 10 milliards d’euros et comporterait « des mesures générales en faveur de l’emploi et de l’obtention de crédits » et d’autres « plus spécifiques », comme la création d’un fonds d’investissement qui pourrait atteindre 1 milliard d’euros.

L’aide de l’Etat passera donc par l’aide à l’obtention de prêts garantis mais aussi par des investissements stratégiques visant à relancer la filière et la prémunir de rachats étrangers opportunistes, notamment de la part d’entreprises chinoises comme l’a confirmé dimanche Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports, en évoquant l’intérêt d’entreprises étrangères pour des technologies ou des compétences « critiques » détenues par des PME françaises.

FAL Toulouse

/// 1 milliard pour les sous traitants et des garanties sur l’emploi

Pour consolider la filière, l’Etat envisagerait d’avancer certaines commandes militaires le pour le renouvellement de ses avions et hélicoptère (NDLR : celle de l’hélicoptère inter armée en particulier sur la base d’un H160) mais aussi la création d’un fonds d’aide d’un milliard d’euros à destination des sous-traitants.

Rien qu’en midi-pyrénéen, près de Toulouse en région Occitanie, la crise du Covid menace directement  40 000 emplois qui pourraient disparaître. Comme il l’a fait pour l’industrie automobile, l’Etat français devrait demander aux entreprises des contreparties et des garanties en termes de localisation des emplois, a indiqué Jean-Baptiste Djebbari ce dimanche.

La pose d'un moteur M88 sur Rafale

La pose d’un moteur M88 (Safran) sur Rafale (Dassault Aviation)

La France souhaiterait enfin que les efforts de l’industrie en matière d’environnement soit plus ambitieux pour lui permettre dans les dix ans d’occuper une position de leader mondial en matière d’aviation verte et somme les industriels de développer rapidement des appareils plus verts. 

« C’est l’enjeu industriel des dix prochaines années et cela nécessite d’investir beaucoup maintenant pour être devant les Chinois, devant les Américains » explique le secrétaire d’Etat « cela veut dire que des groupes comme Airbus, Safran ou Thales soient en capacité de produire en 2027 l’avion hybride et en 2035 l’avion « vert ».»

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visuels : Dassault Aviation, Safran et ATR

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