L’industriel américain Honeywell, qui intervient notamment dans l’aérospatial et la défense, a annoncé le déploiement industriel d’un nouveau procédé de production de carburant durable de synthèse pour le secteur de l’aviation connu sous l’appellation « e-carburants » (eFuels).

Ce procédé, qui sera déployé aux États-Unis sur le deuxième site de production d’électrocarburants (eFuels) de la société chilienne HIF Global, devrait potentiellement être en capacité de permettre la décarbonation d’un maximum de 12 milliards de passagers-mile par an.

Le projet doit en effet aboutir à la création de la plus grande usine de production d’e-SAF au monde, recyclant environ 2 millions de tonnes de CO2 capturé pour produire environ 11 000 barils d’e-SAF par jour d’ici à 2030 indique Honeywell.

Diversification des carburants verts

La production de « e-carburants » (eFuels ou électrocarburants) combine de l’hydrogène (H2) vert (produit dans des électrolyseurs à partir d’énergies renouvelables et d’eau) et du dioxyde de carbone (CO2) pour obtenir de l’électro-méthanol (e-méthanol) qui pourra ensuite être converti en une large gamme de carburants durables dont l’électrocarburant d’aviation durable (e-SAF), l’e-essence (e-gasoline) et l’e-gazole (e-diesel).

Mélangé à du kérosène ordinaire, l’e-SAF peut ensuite être utilisé directement dans les réservoirs, sans qu’il soit nécessaire de modifier la technologie moteur des avions ni les infrastructures de traitement des carburants.

Cette nouvelle technologie de production diversifie les sources d’approvisionnement en matières premières destinées à la production de carburant durable pour l’aviation et va participer à accélérer la production mondiale de SAF, clés de voute à la décarbonation du secteur du transport aérien à l’horizon 2050.

Obligation d’introduction du SAF

Dans le cadre du paquet « Ajustement à l’objectif 55 »  publié par le Conseil de l’Union européenne, les règles ReFuelEU Aviation exigent  que les fournisseurs de carburant d’aviation approvisionnent les aéroports de l’UE avec une part progressive de carburants d’aviation durables. Cette initiative débute par l’obligation de livrer 2 % de SAF du carburant total fourni d’ici à 2025 pour atteindre 70 % d’ici à 2050 et impose un sous-objectif supplémentaire pour l’e-SAF de respectivement 1,2 % d’ici 2030 et 35 % en 2050. 

Cabine de l'Airbus A350-1041 cn 065 F-WLXV

moteur Rolls-Royce Trent XWB-97 sur l’Airbus A350-1000

Dans son nouveau rapport intitulé : « Innovation pour une aviation plus durable : la question de l’acceptabilité des passagers » présenté le 9 mai dernier, la Chaire Pégase rattachée à Montpellier Business School, indique qu’à peine un tiers des Français connaissent les nouvelles technologies vertes sur lesquelles le secteur aérien parie pour réduire son empreinte environnementale.

La même étude montre par ailleurs que 56,5% des Français sont aujourd’hui prêts à payer un supplément de 15,6% pour voler dans un avion plus vert.

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/// 1er vol 100 % SAF en E195-E2 pour Embraer et Pratt & Whitney

/// Premier vol 100 % SAF pour l’Airbus A330MRTT

visuels : PB et ACTU AERO

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