Le motoriste américain General Electric (GE) a annoncé lundi 4 mai la suppression de 10.000 emplois supplémentaires dans sa division aviation, en plus de l’annonce précédente concernant 2.600 emplois supprimés en mars en raison des conséquences négatives de la pandémie de Covid-19 sur les marchés du transport aérien et des appareils neufs pour les prochains mois.

Moteur GE9X monté sur le 747 d'essais General Electric

Moteur GE9X monté sur le 747 d’essais General Electric

Au total, ces suppressions représentent environ 13.000 emplois pour le groupe qui va ainsi réduire de 25% ses effectifs dans le secteur de l’aéronautique et font partie d’un plan d’économie de 3 milliards de dollars souhaité par le groupe pour 2020.

Ce week-end Rolls-Royce a indiqué qu’il prévoyait de supprimer jusqu’à 8 000 emplois. Cette suppression représenterait une réduction de 15% des effectifs de Rolls-Royce qui emploie environ 52.000 personnes. La société anglaise sera probablement confrontée à une baisse à long terme de la demande dans l’aviation civile et se retrouve ainsi particulièrement car elle produit notamment les moteurs de l’A350 et du B787 mais aussi des variantes moteurs pour l’A320 et l’A330, quatre programmes dont les cadences de production vont être réduites par les avionneurs.

Rappelons qu’Airbus et Boeing souhaitent respectivement réduire leur production de 35% et 50% au global en raison de la baisse de la demande des transporteurs. Le groupe Boeing a confirmé la semaine dernière son intention de réduire de 10% ses effectifs.

/// La France envisage de soutenir la filière

Côté européen, le groupe Airbus est toujours en discussion avec les gouvernements, notamment en France, pour tenter de sauvegarder l’emploi dans les prochains mois. Le ministre français de l’économie, M. Bruno Le Maire, a confirmé lundi sur l’antenne de France Inter, que l’Etat envisageait la création d’un fonds pour soutenir la filière aéronautique. « Nous allons élaborer un plan de soutien à la filière aéronautique, avec éventuellement la mise en place d’un fonds d’investissement destiné à soutenir ses sous-traitants, les PME et tout ce tissu industriel qui fait vivre Airbus», a ainsi indiqué le Ministre concernant le secteur de l’aéronautique qui représente environ 200.000 emplois en France.

De son côté, Eric Trappier, Président du Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) et PDG du groupe Dassault Aviation estime que plusieurs milliards sont nécessaires pour aider les petits fournisseurs de l’aéronautique français à traverser la crise du Covid-19.

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